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Association pour la sauvegarde du caractère culturel et maritime du havre de Regnéville

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UNE CHANSON POUR REGNÉVILLE

 

Jules&Jo2Et pourquoi pas une chanson?

Celle-ci, pleine de douce nostalgie, écrite par Matthias Billard (Jules) et interprètée avec talent par "Jules & Jo" un soir de juillet 2012 en concert au château. Qu'ils soient ici remerciés de nous en autoriser la diffusion et la publication sur cette page.

Voir aussi le site de Jules & Jo : www.julesetjo.be

 

Écoutez…


 

 

 

 

REGNÉVILLE

Il est un endroit que rien n'altère

Qu'aucune avenue qu'aucune artère

Ne parvient à décolorer

Elles ne sont rien les fumées noires

Il est si peu le désespoir

Quand l'âme arpente les prés salés

 

De la glinette sous les semelles

De la bernache sur les gratte-ciels

En toute saison en toute saison

Des bateaux morts sur les parkings

Des troupeaux blancs dans les livings

Des pointes d'Agon à l'horizon

 

Regnéville

Regnéville

Regnéville

 

Regnéville

Sois tranquille

Ma dérive

Je t'arrive

Ton règne vient

Mais ce train

Prend son temps

Cahotant

Il n'est pas un lopin de terre

Plus fidèle aimant et sincère

Que Regnéville en vérité

Et c'est sans mauvaise foi aucune

Que l'a admis un jour la lune

En décidant qu'elle y mourrait

 

Il faut les voir ces imbéciles

Il faut les voir ces rois des villes

Ceux pour qui Regnéville n'est rien

Il faut les plaindre ces incomplets

Il faut les plaindre et pardonner

Leur bonheur vain, leur bonheur vain

 

Regnéville

Regnéville

Regnéville

 

Regnéville

Sois tranquille

Ma dérive

Je t'arrive

Ton règne vient

Mais ce train

Prend son temps

Cahotant


La mer comme moi passe et repasse

S'arrête, piétine, parfois s'efface

Mais revient toujours à tes pieds

Si moi je te suis attaché

Ce n'est pas en laisse à ton poignet

Ni bien pensé comme la marée

 

Je n'impose pas ma particule

Je n'suis pas de ces crépidules

Qui s'agrippent au moindre caillou

Mon amour est bien plus subtil

Que tes fourneaux un peu séniles

Que ton château à peine debout

 

Regnéville

Regnéville

Regnéville

 

Si je tarde à mourir vers elle

C'est sûrement parce qu'elle est trop belle

Et que tant d'autres se sont brûlés

Les yeux dans son vert demi-sel

Faut dire qu'elle est parfois cruelle

A ne vous décevoir jamais

 

La ville nous fait demi-cadavre

Regnéville, prête-moi ton havre

Pour y mourir sans aucun doute

Qu'on y disperse au vent mes cendres

Dans un matin froid de décembre

Même si je meurs en plein mois d'août

 

Regnéville

Sois tranquille

Ma dérive

Je t'arrive

Ton règne vient

Mais ce train

Prend son temps

Cahotant


 


 


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